
Nouvelle étude d’un film, avec « La Crise » de Coline Serreau, sortie en 1992, et qui raconte l’histoire d’un homme, Victor, qui perd son emploi et sa femme le même jour, et qui va se rendre compte que peu de gens sont intéressé de son sort.
En ce qui concerne la présentation de la scène, celle qui m’a paru la plus importante et qui englobe la totalité du message du film, c’est la demande de la belle-mère de Victor, qui souhaite qu’il range le sandwich qu’elle a laissé sortir chez elle, alors qu’elle part en vacances. Et cette action que doit faire Victor ne sera effectué qu’à la toute fin du film.
Le fait qu’il ne fasse ce geste simple que si tard prouve ce qui est reproché à Victor durant la quasi-totalité du film : Il ne se soucie pas des autres et seul importe son bien-être. En effet, personne ne l’écoute car il n’écoute pas les autres et leur problème lui passe au-dessus de la tête. C’est une chose qu’il ne comprendra que bien tard et c’est pourquoi il ne passera chez sa belle-mère que deux semaines plus tard.
Cette prise de conscience, même tardive, va lui permettre de résoudre son principal problème, la disparition soudaine de sa femme, qu’il va retrouver dans l’appartement. Il y a donc une évolution dans le comportement du personnage, il change au fur et à mesure et s’ouvre aux autres, en les écoutant et en se préoccupant de ce qu’il leur arrive.


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